Webmestre77176 : Le débat présidentielle est tout simplement stérile. Il n'y a que quelques candidats (F.BAYROU, C.LEPAGE) qui souhaitent rassembler droite et gauche pour la France. // Général Wang : Il N'y a qu'un seul monde et une seule terre qui abrite aujourd'hui l'humanité. Que sera demain une France fermée sur elle même? // delphine : Arlette : "Chabot Bas" pour votre parcours...Arlette : "Chabot Bas" pour votre p // Bonair : L'air appartient à tous, il n'est ni de droite ni de gauche, alors pourquoi plusieurs partis écologiques si ce n'est que pour le pouvoir personnel de chacun ? // solis : Arlette devrait revenir plus souvent. C'est un peu notre SAV d'A nous de juger // cyrille : la droite et la gauche ne peuvent faire gouverner ensemble, leur vision de la société est complètement différente // sisi : Son orénom signifie "conquérant" ha bon?... // dom : Duhamel manquera t il pour enrichir le debat des presidentielle à france 2 ou etait se pour lui aussi l'election de trop? merci // aurel830 : Mr De Villiers a été véritablement lynché dans votre émission d'hier. Est-ce admissible? // Danièle : Madame, J'ai regardé l'emission hier avec des amis. Commentaire d'un ami allemand qui regardait: "Pourquoi ne laisse-t-elle pas parler Bayrou ? Pourquoi lui coupe-t-elle toujours la parole?" // aguila1 : Madame Chabot, où est votre devoir de réserve ? // aguila1 : tapis rouge voici quelques semaines pour Sarkosy ! Missiles, ce jeudi soir pour Bayrou, ne craignez-vous pas de subir le même sort que Monsieur Duhamel ? // y31 : Madame, pourquoi avoir accepté le nez rouge adressé à Philippe de Villiers.? // maddy : enfin une émission ntéressante et de vrais questions ont été posées par de vrais gens avec de vrais problèmes! //
 
 
Présidentielle 2007 : la parole est à vous !
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Chat du Mercredi 30 mai à 18h 00 - Chat vidéo
Raphaëlle Bacqué
"Un livre politique assigné en justice : une rareté"
Grand Reporter au Monde et co-auteure avec Ariane Chemin du Best Seller du moment, Raphaëlle Bacqué est revenue sur les raisons de la défaite de Ségolène Royal, sur la campagne électorale ménée par la candidate et sur les réactions suscitées par ce récit diablement instructif à l'heure des Législatives.



Bonsoir à toutes et à tous, nous avons le plaisir d'accueillir Raphaëlle Bacqué, grand reporter au Monde et co-auteur avec sa consoeur Ariane Chemin du livre "La Femme Fatale".
Bonjour à toutes et tous.

Tonio : Avez-vous été assignée parle couple Royal/Hollande et sur quels motifs ???
Pour l'instant, nous n'avons pas reçu d'assignation. L'avocat de Ségolène Royal, Mr Mignard, l'a dit, mais pour l'instant rien. On ne sait pas sur quels passages du livre cela porte. Ségolène Royal avait auparavant immédiatement évoqué l'idée d'interdire le livre. Cela a sans doute fait un peu de publicité. C'est d'une grande rareté qu'un livre politique soit assigné en justice.

Alice : Comment vous est venue l'idée du sujet et du timing de ce livre ?
A vrai dire, on a commencé à enquêter avant même que Ségolène Royal soit désignée candidate au moment des primaires. C'était un phénomène et cela nous a intéressé. Nous étions intéressées par sa personnalité, sa façon de faire de la politique. Très vite, on a vu les ratés et la faiblesse de sa campagne. La désorganisation aussi. Et puis c'était une situation inédite, avec le couple Hollande/Royal.

Junior : Si Ségolène Royal avait gagné les élections, auriez-vous publié ce livre ? D'avance merci.
Bonne question. Et la réponse est oui. Nous n'avions laissé ouvert dans ce livre que les premières et dernières pages, rédigées dans la nuit suivant l'élection. Si elle avait gagné, on aurait aussi changé la couverture et le titre. Le titre aurait été : "La présidente". Tout restait passionnant et peut-être plus encore.

Desirdavenir : Question directe… ils sont encore ensemble François et Ségolène ?
A vrai dire, je ne peux pas répondre à cette question. Cela relève de leur intimité. Et ce n'était pas notre sujet. C'était : "est-ce que leurs relations ont pesé sur la campagne ? A partir du moment où elles ont une incidence politique". La nature de leur relation intime ne nous regarde pas. Ce qui importe ce sont les éventuelles conséquences politiques.

olga : Bonjour ! Après un livre comme celui-ci, ne risquez-vous pas d'être grillée auprès du PS ? Vous n'aurez plus d'infos ? Vous êtes obligées de suivre la droite, non ?
L'expérience montre que c'est rarement le cas. J'avais écrit des livres sévères sur Jacques Chirac, cela ne m'a jamais empêché de continuer à enquêter. Je ne note pas de différence. Je continue à avoir des contacts avec des gens du PS. Je n'ai pas revu Ségolène Royal. J'étais hier avec M. Ayrault. Il n'y a pas de problème.

nanmum : Des personnalités de l'entourage du couple ont-elles réagi favorablement au livre ou vous ont elles unanimement "condamné" ?


zorglub : Il vous adresse encore la parole Julien Dray après le portrait terrible que vous en faites ? Merci.
Les responsables politiques qui entouraient Ségolène Royal, je les ai tous revus et il n'y a pas eu difficultés. Quant à Julien Dray, c'est vrai, il est fâché. Il n'est pas content. Pour ce qui concerne le suivi d'un parti politique, c'est bien que quelqu'un suive un candidat dans la durée. Mais pour éviter une éventuelle connivence ou au contraire le rejet, il est bon que à côté d'autres journalistes interviennent sur certains sujets. C'est ce que nous avons fait au Monde pendant cette campagne.

forza normania : Pourquoi avoir choisi Ségolène plutôt que Nicolas ?


fred : Vous auriez pu écrire le même livre sur Nicolas et Cecilia ? Elle joue un rôle politique également, non ?
Pourquoi ce choix ? C'est un choix journalistique. Sur Sarkozy, il y avait eu une myriade de livres. Ils nous semblaient que la campagne de Ségolène Royal était opaque. Et Nicolas Sarkozy est un sujet d'enquête formidable ! Encore plus maintenant ;-) Cecilia Sarkozy je ne la mets pas au même plan que Ségolène Royal. Mais effectivement, elle a un rôle politique indéniable. Longtemps officiel. Maintenant officieux. On l'a raconté à plusieurs reprises dans le journal. Et on continuera à le faire, d'autant qu'elle est la première dame de France désormais. Elle fait aujourd'hui plus des choix de décorum et de communication. Mais elle aura certainement un rôle plus fin et plus stratégique dans les semaines à venir, notamment sur l'entourage.

nanmum : Qui a le plus mal réagi, Ségolène ou François ? Et pourquoi à votre avis ?
C'est Ségolène Royal pour l'instant, de ce que l'on sait. Mais c'est normal d'une certaine façon, c'est elle "l'héroïne" du livre. Ce qui est frappant, chez François Hollande, c'est qu'il est l'un des personnages principaux de la non rénovation du Parti Socialiste. C'est un homme intéressant, c'est un type bien. Il a été en partie dépassé par la popularité de Ségolène Royal. A propos de Ségolène Royal, elle a vraiment une personnalité hors du commun. Elle a une détermination à toutes épreuves.

laziz : Comment expliquez-vous la popularité de S.Royal chez les sympathisants socialistes malgré sa défaite et toutes ses insuffisances que vous décrivez dans votre livre ?
Laziz : Parmi les militants, elle est très populaire. Sa popularité ne s'est pas démentie. Elle représente une façon différente de faire de la politique. Et puis elle n'a pas de véritables adversaires. En revanche, elle a fait une erreur, en tenant à l'écart un homme comme Dominique Strauss-Kahn dans sa campagne. Il aurait pu la crédibiliser bien davantage notamment sur les thèmes économiques. Pour gagner, il faut réunir son camp. Elle est à la fois trop raide et trop rancunière, mais elle a aussi du charisme, de la séduction. Ce n'est pas tout noir ou tout blanc. Dans ces meetings, il y avait un véritable engouement. Il y avait aussi des gens qui voulait vraiment que le PS l'emporte, et qui voyait aussi ses défauts.

julie : Votre livre contient quand même des "secrets d'alcôve" ou en tout cas des informations confidentielles et privées… Comment les avez-vous obtenus ?


achille : Et vos infos, elles sont vérifiées ?
Evidemment, les infos sont vérifiées. Dans les épisodes privés que l'on raconte, qui pour moi ne sont pas privés. Par exemple, il y a un conflit conjugal, qui va jusqu'à faire intervenir Ségolène Royal auprès d'un hebdomadaire. C'est facile à recouper et à vérifier. L'entourage du couple est spectateur de ce conflit et ils sont aussi partie prenante car ils doivent choisir lequel des deux sera candidats. La candidature de Ségolène Royal n'est pas une vengeance. Elle a toujours eu cette ambiance. Jusqu'à présent, pour la présidentielle, elle s'effaçait devant François Hollande. Ce conflit conjugal a effacé ses réticences. Et François Hollande a dû l'aider. Et tout l'entourage est témoin de ce conflit, et cela joue, par exemple sur la déclaration de Montebourg.

samuel : Bonjour. Lorsque vous écrivez un livre comme "La femme fatale", est-ce que vous en informer la direction de la rédaction du Monde ou pas du tout ?


Mitch14 : Avez-vous eu des remontrances de la part de votre rédaction suite à la publication de votre livre ?
On informe évidemment la direction du journal, c'est normal. Et nous n'avons pas eu de remontrances, c'est une tradition du journal et même de la presse en général. Les livres permettent d'aller au fond des choses. C'est une liberté. Donc aucune remontrance.

oliv : Selon vous, un(e) autre candidat(e) que Royal aurait-elle pu gagner cette élection avec un peu plus de professionnalisme et de sens tactique ?
De fait, il n'y en avait pas ! Je ne vois pas à qui on aurait pu penser d'autres. Il y a eu des primaires très bien organisés, très bien faites. Elle les a d'ailleurs remportées haut la main ! Sinon, sans ce système de désignation, c'est François Hollande, premier Secrétaire qui aurait été candidat. Il aurait peut-être été formidable, on en sait rien, cela ne s'est pas produit. Il était bien moins dans les cotes de popularité. Les socialistes avaient beaucoup d'atouts, notamment le traumatisme du 21 avril qui jouait en faveur du vote utile. Et un adversaire qui faisait partie du gouvernement sortant et qui faisait peur. Le gros défaut, c'était que le Parti Socialiste est très sclérosé.

gris : Selon vous, Raphaelle Baqué, la position du Premier Secrétaire du Parti Socialiste est-elle actuellement tenable ?
Il est obligé de tenir jusqu'aux législatives. Son mandat se termine à la fin 2008. Mais il pourrait y avoir un départ anticipé, si les législatives tournent mal notamment. C'est compliqué. Mais Ségolène Royal aurait sans doute intérêt à prendre la direction du parti très vite, dans la foulée de sa campagne présidentielle. Cela va être compliqué je pense. Le parti socialiste va devoir très vite désigner son candidat. Surtout avec le quinquennat.

angie : Vous dites que vous auriez publié le bouquin même si S.Royal avait été élue. Pensez-vous que dans ce cas sa réaction aurait été différente ?
Je ne sais pas ! On est plus porté à l'euphorie quand on gagne. Ce qui est difficile pour elle c'est d'avoir perdu et d'avoir une enquête sur les raisons de cet échec.

patou : Bonsoir, vous aviez lu le bouquin de Besson. Qu'en aviez-vous pensé et vous êtes-vous appuyé sur ses propos pour l'écriture de "la femme fatale" ? Quel est votre avis sur son positionnement actuel... Merci de votre réponse franche et directe.
Besson, je le connaissais déjà avant. C’était un des responsables du PS. Je l'ai vu tout au long de la campagne. J'ai lu aussi son livre évidemment, il est très intéressant sur bien des points, notamment quand il raconte les réunions du PS vues de l'intérieur. Après, son choix, c'est une vraie surprise. C'est inédit, il assume son image de traître. Il gardera durablement cette image. Son livre est un document intéressant. Sa démarche, ensuite, c'est autre chose.

Emma Peel : On vous reproche à Ariane Chemin et vous d'avoir publié ce juste après les résultats de l'élection. Un vrai coup marketing. Par exemple, pourquoi ne pas l'avoir fait pendant la campagne ? Cela n'aurait-il pas apporté des éléments aux électeurs pour faire leur choix ?
C'est à la fois une bonne question et une mauvaise question. C'est un livre sur la campagne qui devait être publié après la campagne ! J'avais fait la même chose pour Jacques Chirac en 1995. Il y a eu des livres avant, il y a aussi les journaux pour être informé pendant la campagne. On s'est toujours dit avec Ariane, "cela aura été une formidable enquête mais ce sera un bide, le perdant n'intéresse plus". Nous avons été dépassées. Nous n'avons même pas mis assez d'exemplaires en vente, c'est vous dire.

mimi : Comment vous êtes-vous partagées les rôles avec Mme Chemin pour la rédaction de votre ouvrage. Merci?


forza normania : Dans ce livre écrit à quatre mains, quel a été le rôle de votre collaboratrice et le votre ? Pourquoi est elle absente aujourd'hui ?
Elle n'est pas là, on est très souvent sur le terrain, c'est le cas aujourd'hui. On travaille ensemble pour le journal, on s'entend très bien, on est amies et on a la même conception du journalisme. Tous les chapitres ont été écrits à quatre mains, même si au départ, la trame était faite par l'une ou par l'autre. On a parfois fait les interviews à deux.

coccina : Vous croyez que ça va évoluer comment la situation au PS. A t-il besoin d'une refondation comme certains l'envisagent ou d'un "changement de logiciel" comme le préconisait hier Ségolène Royal ?
Il faut une rénovation, un changement, un nouveau projet plus en phase avec la société. Oui, bien sûr, il faut le faire. Il y a toute une génération de trentenaires, souvent élus de banlieues, qui sont très intéressants. Mais ce qui est terrible, c'est que dans la défaite, les élus sont moins nombreux et c'est difficile de faire émerger de nouvelles têtes. Les troupes du parti socialiste doivent être plus diverses. Par exemple, il y a énormément de fonctionnaires. Il faut des gens qui viennent du privé, des employés également plutôt que des cadres, des gens issus de l'immigration également.

phillippe : En tant que journaliste, craignez-vous une dérive abusive sarkozyste dans son rapport avec les médias. L'aviez-vous ressenti comme tel auparavant, comme une sorte d'émergence libertaire ?


bob$ : Que pensez-vous de l'attitude de Rachida Dati de ne pas autoriser la diffusion de certaines photos ?
Sur les médias et Sarkozy, c'est évident que ce dernier a beaucoup d'amis parmi les patrons de presse. Il va falloir que la presse démontre son indépendance. Il y a eu cette affaire du JDD, le départ du patron de Paris Match. Il y a des connexions et c'est un problème. Ce qui menace la presse, c'est son trop grand conformisme. Il faut être audacieux, et c'est ça le problème de la presse française. Il va donc falloir maintenant faire preuve d'indépendance et d'audace. Les rédactions, c'est vrai, sont souvent de gauche. Et leurs patrons souvent de droite. On dit que cela équilibre. Mais il y a un conformisme, c'est surtout ça le problème de mon point de vue.

livien : Bonjour madame Bacqué. J'aimerai connaître le fond de votre pensée sur la "trahison "des ex-socialistes Kouchner, Besson and co. ?
Ils vont chez l'adversaire, c'est une trahison. Ils ont aussi été très peu sollicités pendant la campagne. C'est aussi pour cela qu'ils partent. Surtout quelqu'un comme Kouchner. Il faut aussi que le PS se pose des questions là-dessus.

fra : Vous personnellement, vous les sentez comment ces élections législatives? Marée bleue en vue ?
Ce n'est pas un scoop si je dis que ces élections ne vont pas être bonnes pour le PS. Le PS va perdre. Sera-t-il écrasé ou juste affaibli ? C'est ça la question. On s'oriente vers un bipartisme quasi-parfait. Bayrou n'aura plus de groupe à l'Assemblée Nationale. Il va perdre une partie de ses troupes et de son financement. C’est pour lui que ça va être le plus dur. Je n’ai jamais vu une bonne campagne après les défaites. En plus Sarkozy a réussi l'ouverture. Ils essaient de sauver les meubles, ils ne peuvent pas faire mieux que cela.

Merci Raphaëlle Bacqué. Le mot de la fin ?
Au revoir et merci !
 




Les candidats ont leur bulletin de note
A l'issue de chaque dialogue entre un candidat et les internautes d'enlignecitoyens.com, Opinionway interrogera les participants au chat afin de noter la satisfaction à l'égard de l'échange et le niveau de conviction du candidat. Sur la base de trois indicateurs, identiques à l'issue de chaque échange, il sera ainsi possible de comparer les interventions des différents candidats, les uns par rapport aux autres.

Point final
Les écolos avec Royal
Sarkozy favori, sauf révolution copernicienne
Certains ont-ils intérêt à transformer cette campagne en vaudeville ?
Morandini slalome
Dimanche, on vote...
Royal soutenue par les universitaires ? Dans ses rêves peut-être mais la réalité est tout autre.
Petit dîner entre amis
Le Chapelier flou